La concurrence déloyale regroupe les pratiques commerciales fautives qui portent atteinte à un concurrent, telles que le dénigrement, la désorganisation d’un réseau, le parasitisme économique ou la confusion entre entreprises.
Dans les réseaux de distribution, ces pratiques peuvent notamment résulter d’un ancien partenaire, d’un concurrent ou d’un membre du réseau.
Le cabinet Avodistri intervient pour analyser les pratiques en cause, faire cesser les agissements déloyaux et obtenir la réparation du préjudice subi devant les juridictions compétentes.
La concurrence déloyale correspond à des pratiques commerciales fautives qui causent un préjudice à un concurrent.
Elle repose principalement sur la responsabilité civile prévue par l’article 1240 du Code civil, qui sanctionne toute faute causant un dommage à autrui.
Dans les réseaux de distribution, la concurrence déloyale peut notamment résulter :
La victime peut saisir le juge afin d’obtenir la cessation des pratiques et la réparation du préjudice subi.
La concurrence déloyale ne se présume pas. L’entreprise qui s’estime victime doit démontrer l’existence d’une faute, d’un préjudice et d’un lien de causalité entre les deux. Les preuves peuvent notamment résulter de courriels, de publications sur internet, de témoignages, de constats d’huissier, d’échanges commerciaux ou encore de documents démontrant un détournement de clientèle ou un comportement déloyal.
Les actes de concurrence déloyale peuvent prendre différentes formes. Les plus fréquentes sont le détournement de clientèle, le dénigrement d’un concurrent, la création d’une confusion dans l’esprit des clients, la désorganisation d’une entreprise ou encore l’utilisation injustifiée des investissements et du savoir-faire d’un concurrent. Chaque situation doit être appréciée au regard de ses circonstances particulières.
La concurrence déloyale suppose généralement l’existence d’un comportement fautif ayant pour effet de porter atteinte à un concurrent identifié. Le parasitisme consiste, quant à lui, à tirer profit de la réputation, des efforts, du savoir-faire ou des investissements d’une entreprise sans engager les mêmes coûts. Ces deux fondements peuvent parfois être invoqués simultanément devant les tribunaux.
Oui. Un ancien salarié, un ancien agent commercial, un ancien associé ou un ancien partenaire commercial peut engager sa responsabilité lorsqu’il adopte des comportements déloyaux à l’égard de son ancienne entreprise. Le simple fait de concurrencer son ancien employeur ou partenaire n’est pas interdit, mais le détournement de clientèle au moyen de procédés déloyaux peut justifier une action en justice.
L’auteur d’actes de concurrence déloyale peut être condamné à faire cesser les pratiques litigieuses et à verser des dommages et intérêts destinés à réparer le préjudice subi. Le juge peut également ordonner diverses mesures destinées à mettre fin au trouble, telles que la suppression de contenus, l’interdiction de certains agissements ou encore la publication de la décision.
L’indemnisation dépend de l’importance du préjudice subi. Celui-ci peut résulter d’une perte de clientèle, d’une baisse du chiffre d’affaires, d’une atteinte à l’image de l’entreprise ou encore d’une désorganisation de son activité. Il est donc essentiel de réunir les éléments permettant de démontrer et d’évaluer les conséquences économiques des agissements reprochés.
L’action en concurrence déloyale est en principe soumise à un délai de prescription de cinq ans. Ce délai court à compter du jour où la victime a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d’exercer son action. Compte tenu des enjeux liés à la conservation des preuves, il est généralement recommandé d’agir rapidement afin de préserver ses droits et de maximiser les chances de succès de la procédure.